L’éco-quartier de l’Union relève le défi de la mixité

Grand prix national ecoquartier en 2011, l’Union a ceci de particulier qu’il se situe à la fois sur roubaix, tourcoing et wattrelos, trois villes marquées par une épopée industrielle unique. C’est en 2007 que la métropole urbaine de lille confie à la SEM-Ville Renouvelée l’aménagement de ce territoire de 80 hectares. l’objectif est clair : associer dans un même lieu, commerces, services, logements, entreprises et espaces verts.

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L’Union, un étonnant labo à idées

Faire vivre sur un seul et même lieu des entreprises, des habitants, des commerces, le tout dans un quartier résolument tourné vers le développement durable avec la nature et le respect de l’environnement en toile de fond, disons que le pari était osé et pas franchement simple à mettre en œuvre ! D’autant plus quand le quartier en question s’appuie sur les friches d’anciennes usines et entreprises emblématiques du territoire. Pourtant, le défi est en passe d’être relevé. À mi-chemin du projet, plusieurs grandes entreprises se sont déjà appropriées les lieux alors que d’autres profitent des structures innovantes pour développer leur activité. Leur point commun : toutes misent sur cet étonnant laboratoire pour faire émerger de nouvelles idées, stimuler l’innovation et imaginer des projets d’entreprises différents. L’ancienne brasserie Terken, l’usine de la Tossée ou Transpole, ces entreprises qui employaient des milliers de personnes jadis, ont passé le témoin. L’Union est en marche.

Stimuler l’innovation et imaginer des projets d’entreprises différents

Le champ libre, un hôtel d’entreprises

Ancien magasin de stockage de laine rue de l’Union, le Champ Libre a été réhabilité en hôtel d’entreprises. Constitué de bureaux et d’ateliers, il accueille notamment les rédactions de Nord Eclair et La Voix du Nord Roubaix-Tourcoing ainsi que la Maison du Projet de l’Union. Plusieurs espaces sont encore disponibles à la location.

Elles ont fait, font & feront l’union

Si quelques grosses pointures du monde économique ont rejoint l’Union ces derniers mois, des entreprises pionnières avaient lancé la marche. Voici un tour d’horizon des sociétés qui ont choisi de s’installer à l’Union.

Le CETI, le textile du XXIème siècle

Le Centre Européen des Textiles Innovants (CETI) fait partie des premiers en 2012 à avoir investi le quartier. Rue des Métissages, il regroupe des équipements à la pointe de l’innovation qu’il met au service de la recherche et de toute entreprise qui en aurait besoin. Près de 100 personnes travaillent quotidiennement sur ce site unique en France.

Grain de malice, c’est pour bientôt

L’entreprise de prêt-à-porter Grain de Malice va installer son siège social et plus de 180 salariés à deux pas du CETI d’ici la fin de l’été 2016. La construction du bâtiment a été confiée à Térénéo, entreprise spécialisée dans les bâtiments à haute performance énergétique et à ossature bois. À terme, près de 250 personnes pourraient rejoindre le site.

Ciuch, le pionnier

À la tête de CIUCH, société spécialisée dans la manutention et le convoyage, Francis Ciuch est l’un des premiers à avoir cru en l’Union. En novembre 2010, il installe ses équipes sur l’ancien site de la Tossée complètement réhabilité. En intégrant l’Union, l’entreprise se dote d’un nouvel outil de travail performant, mise sur la recherche et le développement et attaque l’avenir avec envie. Despatures, Damart, Camaïeu, La Redoute, Eveil & Jeux, Fnac, 3 Suisses, Bazarchic, Chronodrive, C-Discount sont quelques-uns de ses clients partenaires. CIUCH compte aujourd’hui plus de 90 salariés.

LMH, un premier anniversaire

Le 11 mai 2015, les directions fonctionnelles du bailleur social Lille Métropole Habitat s’installaient à deux pas de la Tour Mercure. Dispersés sur trois unités géographiques, les différents services sont désormais réunis dans un bâtiment de 10 900 m2 conçu comme un lieu d’échanges et de convivialité. Démultiplier les pratiques collaboratives, tel est le pari de LMH.

Le Quatuor, nouveau pôle tertiaire d’excellence

Futuriste, lumineux, écolo… Le Quatuor, immense pôle tertiaire installé quai de Boulogne, étonne ! Propriété de Foncière des Régions, il accueille, entre autres, le siège régional de Vinci Construction. Rencontre avec Cécile Lamon, directrice ADIM Nord-Picardie, filiale dédiée au développement immobilier de Vinci Construction.

Pourquoi l’Union ?

Nous voulions regrouper nos équipes sur un seul site et surtout profiter de ce nouveau bâtiment pour appuyer un projet d’entreprise différent, basé sur l’échange et la transversalité. Ce qui nous plaît à l’Union, c’est qu’il ne s’agit ni d’un quartier d’affaires, ni d’un quartier résidentiel, il mêle tout cela à la fois.

Concrètement, le Quatuor, c’est quoi ?

C’est un pôle tertiaire qui accueille les sièges et bureaux de différentes entreprises. Deux bâtiments sont aujourd’hui achevés, Vinci Construction loue 70 % de la surface, nous avons installé notre siège régional sur plus de 6 400 m2 et y avons réuni nos 250 collaborateurs. Ce bâtiment allie le savoir-faire d’hier et les performances d’aujourd’hui. Les briques, qui viennent de Leers, ont été posées à l’unité. Et dans le même temps, il se révèle très performant énergétiquement, il est suffisamment isolé pour ne pas être climatisé.

Le bien-être semble être au coeur du projet ?

Oui, outre une architecture innovante, intégrant de vastes espaces partagés, le Quatuor offre un éventail complet de services permettant de faciliter le quotidien de ses occupants. Il accueille une salle de sport, une conciergerie, une crèche et bientôt un restaurant inter-entreprises.

Kipstadium laboratoire du sport collectif

Il y a un an, Kipsta, marque dédiée aux sports collectifs du réseau oxylane (décathlon) inaugurait son siège monde en plein cœur de l’union. sur 78 000 m2, le kipstadium a établi les bureaux de ses 84 collaborateurs, une zone de restauration, un magasin de 900 m2 et surtout, il réserve 45 000 m2 d’équipements sportifs ouverts à tous.

 

C’est donc entre Roubaix, Tourcoing et Wattrelos sur les anciennes friches du dépôt de bus Transpole et de la brasserie Terken qu’a choisi de s’implanter Kipsta. La marque internationale de sports collectifs avait pour projet de mixer commerces et pratiques sportives, sur le modèle du B’Twin Village à Lille ou Domyos à Marcq-en-Baroeul. Car derrière cet immense complexe se cache un véritable laboratoire. « C’est en observant l’utilisateur que nous pouvons innover » explique Nicolas Louveau, directeur du Kipstadium. « En étant au plus proche des passionnés, en les observant, en échangeant, nous pouvons répondre plus efficacement à leurs besoins et ainsi créer les produits de demain ».

Le talent est partout

Pour Kipsta, chaque client est un potentiel chef de produit. Sur place, une vingtaine de terrains indoor et outdoor peuvent être loués, que vous soyez licenciés ou non. Le Kipstadium permet la pratique de 33 sports collectifs, du hockey sur gazon au cricket en passant par le baseball, le football américain, le handball, le volleyball, le basket-ball, le rugby ou encore le football. Des vestiaires ainsi qu’une salle d’échauffement complètent les équipements.

 

3 questions à… Nicolas Louveau, directeur du Kipstadium

Pourquoi l’Union ?

Franck Demaret, directeur général de Kipsta connaissait très bien la région. Pour installer Kipstadium, il cherchait un site qui ait du sens, en phase avec nos valeurs, un endroit qui permette à Kipsta de renforcer ses racines et de s’inscrire durablement dans un territoire. Quel meilleur endroit qu’un ancien fleuron de l’industrie pour faire écho à nos origines nordistes ?

Quelles sont vos interactions avec la population locale ?

Elles sont multiples. Nous sommes partis à la rencontre des anciens salariés de Transpole et de Terken pour leur présenter le projet. Grâce à eux, nous avons pu retracer l’histoire du site. Nous avons conservé au maximum les anciens bâtiments pour ne pas faire table rase du passé. Les terrains ont été nommés par les enfants des écoles primaires du secteur. Nous menons d’ailleurs chaque semaine des actions avec les écoles, éducateurs et autres missions locales. L’éducation et la formation sont dans l’ADN de notre entreprise. Enfin, nous avons voulu rendre le site accessible à tous en proposant des terrains parmi les moins chers de la métropole.

Quels sont vos projets ?

Nous allons lancer la phase 2 des travaux en 2017. La tour Terken, véritable symbole du quartier, devrait accueillir de nouvelles salles de séminaires, un centre de pratique ou encore un restaurant. Tout n’est pas fixé. Mon rêve serait de pouvoir y ré-implanter une brasserie pour produire la bière de l’Union et ainsi pouvoir assurer de très belles troisièmes mi-temps !

La Ruche : le miel de l’Union

Oser entreprendre, tel est le leitmotiv de la Ruche d’Entreprises installée rue de l’Union dans un bâtiment avant-gardiste tout de béton vêtu. Sur le site de l’ancien peignage de la Tossée, elle accompagne près de 60 entreprises prêtes à écrire une nouvelle page de l’économie régionale.

Essaim créatif

Intégrer une ruche, c’est aussi partager des espaces et des expériences. Celle de Tourcoing dispose de 84 bureaux, 11 ateliers mais aussi d’une cafétéria, une terrasse et des salles de réunion. 57 entreprises sont actuellement accompagnées par la structure. « Chacune possède son bureau ou son atelier mais toutes profitent des espaces communs conçus pour favoriser les échanges » poursuit le directeur. Quelques belles références sont passées par là. Il y a presque 15 ans, Jonathan Fermine recevait les trois créateurs d’Ankama. Aujourd’hui, l’entreprise située à la Plaine Images compte près de 400 salariés et fait parler d’elle bien au-delà de nos frontières…

L’Union, un quartier où il fera bon flâner !

D’ici quelques mois, l’Union sera aussi un quartier dans lequel on aura le plaisir et tout le loisir de se promener. La nature et la mobilité font partie intégrante du projet.

 

Autour du canal, fil conducteur du quartier, huit hectares de parc sont en passe d’être aménagés. Conçu par l’équipe de paysagistes Empreintes, cet espace naturel proposera à terme une grande plaine, un arboretum, et deux bassins paysagers : le marais préservé, espace naturel humide non-accessible, et le marais fréquenté, avec des équipements tournés vers l’eau (cafés, belvédères…). La Maison éclusière sur les rives du Canal fait d’ailleurs l’objet d’un appel à projets afin d’accueillir un restaurant-halte nautique au printemps 2017.

Du vert, encore du vert

Les espaces verts se faufileront entre les logements et les entreprises, et seront reliés entre eux par des chemins boisés et arborés. Les principales artères de l’Union proposeront également des pistes cyclables et des trottoirs bien dimensionnés agréables à circuler. Plusieurs voies (la rue de l’Union, la rue de Roubaix-Tourcoing) ont déjà été aménagées sur ce principe. Vous l’aurez compris, l’Union sera un quartier où l’on pourra respirer ! Les joggers sont d’ailleurs déjà nombreux à s’emparer des lieux. En misant sur le développement durable, la métropole urbaine de Lille et la SEM-Ville Renouvelée jouent la carte de l’avenir. L’Union est l’un des plus importants projets de renouvellement urbain en France.

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